24h chrono across the universe adewale akinnuoye agbaje alan ball anna paquin claire danes clive owen communauté du sud dargaud dharma project evan rachel wood
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· LA LOI DES SERIES (7)
· IMPRESSIONS RÉTINIENNES (4)
· VERSUS (1)
· MUSIQUES DE FILMS (1)
· CADRES ET BULLES (1)
· APERTO LIBRO (0)
· PLAISIRS DIGITAUX (0)
· FRIDAY NIGHT LIGHTS - SAISON 1
· LOST - SAISON 5
· [REC] Vs. CLOVERFIELD
· HEROES - VOLUME 3
· IRON MAN
· SHOOT 'EM UP
· TRUE BLOOD - SAISON 1
· LOST - SAISON 4
· 24H CHRONO - SAISON 6
· STARDUST (BANDE ORIGINALE DU FILM)
· SUPERNATURAL - SAISON 4
· [REC]
· ACROSS THE UNIVERSE
· EMPIRE USA (T.1-6)
Date de création : 03.02.2010
Dernière mise à jour :
11.02.2010
14 articles
Realisation :
Jon Favreau (2008)
La déferlante de films adaptés de comics Marvel porte en son sein du bon grain (un peu) et de l’ivraie (beaucoup).
Iron Man fait plutôt partie de la première catégorie. Certes il s’agit là d’un actionneer en bonne et due forme, avec son lot d’images de synthèses un peu visibles, de personnages superficiels (Terrence Howard dans le rôle du Lt. Colonel Jim Rhodes en tête), un méchant (Jeff Bridges dans le rôle d'Obadiah Stane) pas très convaincant et un scénario origin sans grande originalité (justement).
Pourtant, la performance de Robert Downey Jr. (Tony Stark/Iron Man), le juste équilibre entre séquences d’action et de dialogue, l’humour présent dans le film en font un métrage honorable.
La réalisation et le montage, plutôt académiques certes, rendent le tout efficace, et Iron Man apparaît comme un film de super-héro de la bonne dimension, ne se prenant pas trop au sérieux et posant un personnage qui pourrait devenir une icône du genre.
Face à des ratages comme Les 4 Fantastiques ou des pseudos oeuvres "fashion" disuctables, ca fait quand même du bien.
Paru dans "Des Jeux sur un Plateau"
Realisation :
Julie Taymor (2006)
Voilà un bien étrange objet cinématographique que cette chronique des sixties racontée par les chansons des Beatles.
Car en effet, Across the universe est bel et bien un film musical comme on n’en avait pas vudepuis longtemps. Empruntant le mode de narration du Hair (1972) de Milos Forman, Julie Taymor réussi à nous plonger tout entiers dans ces années 60, principalement à New-York, par une mise en scène qui navigue entre l’exploitation intelligente des clichés, et une créativité graphique exceptionnelle.
Le cast de quasis inconnus est d’une extrême justesse, et s’il y a bien quelques superstars au générique, celles-ci sont cantonnées à de petites apparitions. Les performances respectives de Bono, en gourou psyché, et de Salma Hayek, en infermière lascive, méritent tout de même le coup d’oeil.
Jim Sturgees (Jude), Evan Rachel Wood (Lucy) et Joe Anderson (Max), qui forment le trio au centre de cette histoire, tiennent en grande partie le métrage sur leur épaules, d’autant qu’ils interprètent eux-mêmes leurs chansons - rappelons-le Across the universe est un « Musical » -. A ce titre une des grandes originalités du film est qu’il ne s’agit pas ici de concevoir la Bande Originale qui conviendra au scénario après-coup, mais au contraire de construire le scénario à partir de la musique. Ici les chansons des Beatles servent de point de départ, et de colonne vertébrale, à l’ensemble du métrage. Les reprises fonctionnent à merveille et l’on redécouvre certains titres sous un autre jour.
La réalisation est très créative, et, entre trips psychédéliques, personnages évocateurs, plans séquences rythmés, passages chorégraphiés, la grammaire visuelle est aussi surprenante que le genre qu’elle sert. Rafrâichissant, intelligent, immersif, jouissif, Across the universe est un plaisir complet, trans-générationnel, et de grande qualité.
Paru dans "Des Jeux sur un Plateau"
Realisation :
Jaume Balaguero & Paco Plaza (2008)
Le déjà très remarqué réalisateur de Fragile (2005) nous revient avec un œuvre radicale, sincère et immersive. Utilisant le procédé du Projet Blair Witch (2002), qui décidemment est à la mode (voir Cloverfield), le spectateur est ici plongé dans un huis-clos stressant, témoin au premier degré de la descente aux enfers d’une équipe de télé venue innocemment tourner la nuit d’une équipe de pompiers de Barcelone.
Le véritable tour de force de ce métrage est de tenir de bout en bout son procédé, le vrai-faux documentaire, tout en se payant le luxe d’une narration dont la tension augmente jusqu’au climax, mais aussi d’une vraie créativité visuelle, comme un magnifique et terrifiant plan en plongée dans une cage d’escalier, ou encore le plan final du film en vision nocturne.
Tourné avec des moyens relativement modeste, [REC] est en soi la démonstration que de bonnes idées valent souvent mieux que des millions de dollars, mais surtout que l’Espagne est aujourd’hui le terreau incontournable du film de genre.
Paru dans "Des Jeux sur un Plateau"
Realisation :
Michael Davis II (2007)
Actionneer Gonzo par excellence, Shoot ‘em up vaut surtout pour son second degré, son univers ultra-référencé, et la volonté affichée de ne se poser aucune limite.
S’ouvrant par une scène de fusillade sur fond d’un morceau de Nirvana et durant laquelle une femme accouche (faisant directement référence aux Fils de l’Homme d’A. Cuaron, avec le même Clive Owen qui campe ici le personnage principal), ce film propose au spectateur un discours totalement contradictoire avec l’image.
En effet le message «Les armes c’est mal, les marchands d’armes sont de dangereux mafieux», n’est en aucun cas visible tant il est évident que le réalisateur se plait à mettre en scène des gunfights aux inspirations de John Woo, James Bond et même Tarrantino.
Sans prétention, Shoot ‘em up est un plaisir coupable pour tout amateur de film d’action décérébré. Jouissif et consommable sans modération.
Paru dans "Des Jeux sur un Plateau"